"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

dimanche 21 décembre 2014

Temps mort


Sur des murs émiettés, desséchés, affaissés,
De faux sommeils blanchis et sous le toit sonore
Où sifflent affranchies des pendules lassées,
Envahissantes ombres, rampe le temps mort.

Ironique refuge où grouille, les yeux creux,
Une faune frileuse de fuites fatales,
Coutures calleuses, déchirements véreux,
Cœur poignant qu’ont drogué des étreintes létales.

Des printemps esseulés sans un pleur s’effilochent.
Comme un passant dans le lointain. Comme un refus
Grave et serein d’avoir jamais rien qui soit proche

Du vivant qui convulse en manuscrits confus
Sous le chaos des cieux. Du penchant goutte à goutte
Qui leurre les naissances mais que nul n’écoute.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Alors, c'est celui-ci que je préfère, poète. Je me devais de revenir.
Pourriez-vous faire passer ce message à M.Blo : " perso, je veux bien passer pour le dernier des imbéciles, mais doriotiste, jamais ! Je m'abonnerais bien à plusieurs journaux, mais j'ai pas un radis, et ça me fait mal au ventre pour mes gosses et ceux qui tendent la main. Monsieur, je suis un emmerdeur, et je commence à vous avoir en affection. Les psy pensent que je débloque.