"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

samedi 26 avril 2014

Vanité




Entre les pourpres pans seulement entrouverts
Des rideaux accrochés dans les cintres célestes,
D’où un phare glacial rétrécit l’univers,
Voir dans leur vanité le calme de tes restes.

Découvrir de ton crâne tout déguenillé,
Parfaitement défait de son étroit costume
De chair mince et de fine peau éparpillée,
Immobile grimace, le charme posthume.

Deviner le tangible, le paisible état,
Dans les trous incongrus d’orbites impavides,
Sous la sèche paroi de ce bref habitat,

L’éternité partout qui travestit le vide.
Qui roule des étoiles, qui sème du sable,
Et nous rend le néant ainsi méconnaissable.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

J'aime Vanité.Je cherchais, comme souvent, autre chose, et je l'ai lu :il est comme des grains serrés, drus, alors je suis sorti à reculons,et les images me sont restées. J'espère que, comme moi, vous écrivez en tremblant.

Anonyme a dit…

Pas d'ambiguïté. Il s'agit bien d'un compliment.Un point,c'est tout.

Thy Wanek a dit…

En hésitant, oui, j'écris surtout en hésitant. Une manière comme une autre de trembler.