"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

mardi 27 août 2013

Sacrifice



Le soir clair un grand ciel remplit les arrosoirs,
Et tout le long des rues s’illuminent les têtes,
Orchidées dans leurs cols comme des reposoirs,
Qui vont d’un pas chimique au secours d’une bête.

Habillé de vent bleu aux aigreurs de cristal,
Paré de nombres creux aux cruelles épines,
Le cortège s’écoule. Et d’un miroir létal
Pénètre la suave et sanglante racine.

Un prince de papier sur son socle aérien
Et autour de lui monte un carnaval de vœux,
Bégaiements de vapeurs et psaumes reptiliens.

Une cérémonie aux rituels aveux,
Où s’étrangle en musique le ricanement
D’un abîme repu de grotesques tourments.

 

2 commentaires:

cat a dit…

Et pourtant Le soir était clair et d'un grand ciel ..

Thy Wanek a dit…

Difficile de se fier à quoi... Qui du soir ou du ciel profite le plus d'autre ?...