"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

vendredi 2 novembre 2012

L'ivre

 
Tangue de plus en plus le sol au bastingage,
Sous lequel bruit et sourd un fracas de présages,
Et dérivent, dérivent, bris d’astéroïdes,
En heures mésusées les cœurs qui se dévident.

Ceux dont la chair muette bien qu’effervescente,
Pris de haineux instincts et de folies ardentes,
Font déborder la vie de rage et de beauté
Sans répit, sans pardon et sans éternité.

Et qui piétinent là dans un débarcadère,
Houleux de paix armées et de torves colères,
Grondant, dansant, tremblant, virant et balançant

Sur l’infernal tempo des envies et des fuites.
Tangue de plus en plus et dans l’aube glissant
Refuse de mourir pour des météorites.



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