"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

mardi 11 septembre 2012

Devant moi



Devant moi tu te tords en une flamme vide,
Comme un danseur sans rien ni dedans ni dehors,
Qui tente de remplir des sursis translucides
Pour peser sans raison d’un impossible corps.

Seul le son sans jamais qu’une vague diffuse
Encerclant le refuge soutient la cadence
Des pleins soulèvements vers d’étroites écluses
Et des effondrements aux sacrées dépendances.

Seulement dans un laps où brûle un peu d’alcool
Une image grésille au bout d’un long couloir
Puis s’efface soudain dans une camisole.

Avec un vilain rire au goût de gravillon.
Seulement de passage au dessus du mouroir
Puis s’éteint filandreuse et fuyante illusion.

 




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