"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

samedi 21 février 2009

G 17


Les murs vivants striés
Tout le nerf de la bête
S’écrit dans le désordre
Pour que le miroir saigne
Tout lisse de ciment.

Mais là rien ne s’écoule.

Des éclairs pétrifiés
Décalqués des orages
Graffitent les appuis
Des opiniâtres fronts
Au multiple inusable.

Mais là rien ne s’écroule.

Interne position
Des poings clos entêtés
Lente ouverture en fleurs
Dans l’enclave aux pensées
Vivants effondrements.

Le noir s’épanouit.

Et les jets de peinture
Décrivent les envers
Chétive identité
Proclamée sur le laid
Des zones affalées

Sous les constantes nuits.

5 commentaires:

anonyme a. a dit…

Où sont passées les autres, toutes les autres poésies ?
T.

Thy Wanek a dit…

Sont à l'atelier. Avec les commentaires.
Peut-être un re-travail.
Si jamais il devait y avoir un prolongement à ce qu'ils ont tenté de dire.

Thy Wanek a dit…

Je ne prie pas, ce sont les mots,
Qui comme rond dans l'eau
Etirent la mémoire
De faits en dérisoire.
Si rien ne disparait...
Vraiment.

anonyme a. a dit…

Pourquoi nécessairement étirer la mémoire ?
Les effets d'anamorphoses ne sont-ils pas mieux appréciables au présent ?
Et si le passé se complaisait au passé ?
T.

Thy Wanek a dit…

Pourquoi nécessairement étirer la mémoire ?

Elle s’étire d’elle-même sous les effets de ce qu’on y verse.

Les effets d'anamorphoses ne sont-ils pas mieux appréciables au présent ?

Les déformations, par miroir ou autre, suivent leurs cours, habités ou non, laissent des souvenirs, occupent le présent, et, peut-être, fabriquent de l’avenir.

Et si le passé se complaisait au passé ?

La complaisance c’est de vivre dans le passé. Je préfère vivre avec : cela me semble toujours plus fertile.