"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

dimanche 30 novembre 2008

Dublin-Belfast-Glasgow-Edimbourg-Glasgow-Belfast-Dublin 2

Donc, la suite.
Il y avait événement dés le départ : en effet depuis dix ans bientôt qu’on se connaît Greg et moi, c’était la première fois que nous partions en voyage ensemble. C’était émouvant. A cette occasion nous en avons profité pour ne pas ouvrir de bouteille de champagne, nous nous sommes abstenu de danser un tango en salle d’embarquement et nous n’avons même pas échangé nos sous-vêtements. Tant de sobriété, hein !!
A cette occasion aussi, mais était-ce bien pour cette seule raison, Greg avait auparavant fait l’emplette judicieuse d’un nouvel appareil photo, du style qui ressemble à un vrai et pas à une sorte de boite à images qui tiendrait dans un téléphone mobile. Non, là c’était du sérieux, vous avez déjà pu vous en apercevoir dans l’épisode précédent.
Tout à la multi-trituration des 1258 dispositifs de commandes de son nouveau joujou, je ne suis pas sur que Greg se soit rendu compte à un moment donné qu’on décollait, ni qu’un peu plus tard on atterrissait. En revanche on garde une trace de son périple électronique grâce aux résultats surprenants de certaines manœuvres plus ou moins volontaires qui lui firent prendre toute une série de photos bleues sans qu’il puisse trouver le moyen de rétablir une réalité chromatique un peu plus en accord avec la réalité.
Ca donnait ça :


Je l’ai rassuré artistiquement en lui rappelant que Picasso aussi avait eu une période bleue, qui lui avait rapporté pas mal de thunes d’ailleurs, ou que peut-être c’était à cause du ciel dont nous nous étions rapprochés que les photos sortaient bleues : je crains pourtant de l’avoir un peu agacé.

Arrivé à Dublin, nous constatons d’un part qu’il pleut, qu’il ne fait pas si froid que ça mais quand même, et que tout le monde roule à gauche sauf ceux qui viennent en sens inverse et qui roulent à gauche aussi mais de l’autre côté. Ca promet, nous avons réservé une voiture avec le volant dans le vide-poche pour la suite de nos aventures …

Mélanie, Sonja et Antonin sont venus nous chercher. C’est très gentil, et à peine étonnant car il faut tout de suite confirmer que nous allons passer de longs moments entre gens parfaitement adorables.



Après une rapide station chez Mélanie où nous rejoignent son copain, Bernarht, et un autre ami, Ali, station qui sera propice à commencer à s’arsouiller à la bière et/ou au vin, nous décidons d’aller en ville pour nous trouver un de ces fameux pub où on peut manger, c’est possible, tout en continuant de boire. Trop tard … Tout les pubs sont pleins à craquer et c’est dans charmant établissement de restauration italienne que nous nous retrouvons à dîner.


Enfin nourris, et substantiellement imbibés, et par une de ces grâces qui fait que souvent y’en a toujours un ou une dans le groupe qui sait où il faut aller après, nous nous retrouvons dans un immense bar, avec plein de bars à l’intérieur, un immense toit en verrière, des immenses lustres rouges, une déco moitié rococo, moitié rock ok, et un danse floor où allons pouvoir délirer, en continuant à boire, pendant plusieurs heures. Soirée mémorable. (De lapin bien sur …) J’en présente ici l’iconographie la plus décente …







C’est le lendemain, ayant épuisé un repos bien mérité que nous avons entrepris de découvrir plus en détail la ville. Très belle, à vrai dire. Agréable. Avec même une escale culturelle au Trinity Collège où il y a une très belle bibliothèque qui possède notamment le Kells Book, un très très ancien bouquin, chef d’œuvre du christianisme Irlandais, et c’est vrai que depuis, quant on voit les productions de Presse Pocket, on se dit que l’art de l’édition a beaucoup perdu en raffinement. Pas de photo de cette visite, c’était interdit. Na !


Bon pour tout dire il y a eu également une escale forcée au Starbuck local pour cause de crise d’hystéro-hypoglicémie de l’auteur de cet article. Escale où je me suis encore une fois rendu compte à quel point les autochtones faisaient peu d’efforts pour accéder à ma pratique de la langue de Shakespeare. Demander un café relève de l’interrogatoire et choisir un cheesecake du questionnement métaphysique. Le tout pendant que je palissais sur place au bord de la pamoison. Certes l’autochtone en question ne l’était sans doute pas depuis de très nombreuses générations, mais tout de même … Greg en rit encore !...

Au sortir du Trinity Collège il tombe des seaux d’eau. Ca tombe d’autant bien que Greg se rend compte alors qu’il a vraiment bien fait de mettre ses jolies basket blanches… Pas de photo non plus, on a eu pitié …
Du coup on a pas eu le choix. Il a fallu aller dans un pub pour boire des bières. Eh oui, quelquefois la fatalité nous poursuit …



En fait c’était juste le temps d’attendre l’heure d’aller dîner dans un autre pub où cette fois nous avions réservé. Enfin… Mélanie avait réservé …
Il n’y avait plus qu’à se finir à l’irish coffee dans une dernier estaminet local à grand renfort de conversation de haute volée, sauf pour certains qui auraient eu du mal suivre, hi ! hi ! hi !


Dernière pose dans la capitale de l’Irlande du Sud, avant d’aller à l’aéroport chercher la voiture et de rejoindre la capitale de l’Irlande du Nord où nous attend le bateau qui va nous emmener en Ecosse.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je reviens toujours sur ce blog avec grand plaisir. Cette fois-ci j'ai un faible particulier pour la photo du café-crème - vraiment superbe !

Thy Wanek a dit…

Le plaisir qu'on éprouve à venir et revenir sur ce blog courronne celui que j'ai à y publier. Même si en ce moment le rythme est un peu ... hivernant...
Merci pour ce qualificatif très flatteur concernant ce capucino de Greg > d'ailleurs la photo est de lui. je transmettrai donc ce compliment.

A bientôt !