"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

vendredi 20 juin 2008

Alexandromanie

Alexandromanie : n.f. de la locution un peu aberrante « à l’ex en trop », qu’une trop longue manie de parler la bouche pleine alliée à une habitude grandissante de ne plus savoir ce qu’on dit a déformé en « alexandro », et de manie qu’une longue habitude limite maniaque de faire tout le temps la même chose, finit par muer en troubles obsessionnels compulsifs, mânes financières très tendance chez certaines catégories de thérapeutes « psy » qui on lu Freud dans sa version « Wall Street ». Ceci dit ce n’est pas la seule origine étymologique, pour ne pas dire plus succinctement éthylique, que l’on peut prêter au mot alexandromanie. Dans un célèbre texte retrouvé par Indiana Jones, non moins célèbre archéologue-fouetteur du gotha arachnide, texte qui remonte au bas mot à bien avant le début qui précéda le commencement au fond du couloir dernière porte à droite, on déchiffre, après avoir fumé un bon oinj et avoir manger une douzaine de scorpions au curare, l’amorce d’une phrase qui a depuis laissé perplexe plus d’un coupeur de poil en quatre. Une fois traduit cela donna « Alex en train » ou selon les versions, dépendantes surement de la qualité du perlimpimpin, « A l’ex en train » : connaissant déjà à l’époque l’atavisme de pas mal de cultures pour tout de qui marchait par trois, comme la sainte trinité n’allait pas tarder à s’en apercevoir, et agités de leurs besoins urino-visionnaire bien connus, tout un aréopage de queues de pies académiques en conclut que, à raison d’une syllabe par pied, de quatre pieds mis à nu, et de la longueur du tarbouif cléopâtrien*, on était en présence du vers à soie dont l’industrie en était pourtant à peine à ses balbutiements.
Autant d’anachronismes réunis en si peu de temps, ça valait qu’on décrétât l’invention d’un truc qui servirait certainement à quelque chose : l’alexandrin était né. N.b. on en a profité pour abandonner l’idée stupide du train dont on se trouvait encore, à ces âges là, à des années lumières d’imaginer qu’il puisse en moins de deux heures vous mener d’une sympathique capitale européenne à une sympathique capitale bretonne.
Et donc ça nous fait quatre fois un que multiplient trois = douze. Comme les œufs, comme les apôtres, (moins le méchant sans lequel toute l’histoire du petit Jésus n’aurait jamais connu son succès toujours actuel quoiqu’un peu vacillant), comme les huîtres, et pas comme les footballeurs qui ne sont que onze ce qui montre assez l’indigence poétique de ces gens.
Car voila toute l’affaire. Cette tétratrinité*, (tant de génie dans l’invention, jusqu’où m’arrêterai-je ???), a principalement servi de matériel oniro-bramo-roucoulo-danto-poétesque pour une espèce de style de genre de mecs, et quelques gonzesses quand même, qui ont privilégier l’art de faire leurs intéressants en s’en prenant à l’humanité, à l’univers, et même aux dieux, au lieu d’aller comme tout le monde au bureau, au cinéma, au salon de l’auto et en vacances à Palavas Les Flots.
Une vraie manie !
Par extension, ou plutôt dirai-je par variation qui ne sont pas systématiquement des extensions mais peuvent aussi être des réductions, ou des contractions, la manie de tricoter avec une plume, ou un stylo, quand ce n’est pas directement au clavier, de nos jours, de tricoter donc des rangs de mots pour dire que je t’aime, que je le hais, que tout ça est horrible, que je meurs, que je soufre ah la la, ah la la, finissons-en, recommençons, que c’est jouli le printemps, que c’est triiiiiste l’hivers, j’en passe et pas des moins comiques, s’est assez répandue pour qu’on use du même matériaux, le vers à douze pieds, afin d’en produire des vers immortels ou des vers à deux balles.

Exemple de vers immortels :
« Il se tairait en vain, je sais mes perfidies,
Oenone, et ne suis point de ces femmes hardies,
Qui goûtant dans le crime une tranquille paix,
On su se faire un front qui ne rougit jamais. »
Phèdre-act3 – sc3 (Le premier qui me demande l’auteur c’est pif ! paf !)

Exemple de vers à deux balles : cf starcacadémie, c’est pas une poubelle ici !!!

L’alexandromanie n’est pas éloigné de la pêche à la ligne : dans les deux cas on utilise des vers. Pour attraper quoi : ça !!! Evidemment c’est autre chose où les poissons ne prennent pas toujours deux « s » au niveau de l’arrête centrale.
Dans un opportun souci de diversifier pour versifier en s’y fiant sans s’en défier, il est évident qu’on pourra porter sa verve à l’aune d’octosyllabes, de décasyllabes, et autre polysyllabes, verres à pieds, verres à dents, vers d’autres directions, vers Saint Gétorix, vers Saint Germain, ou Saint Germinal, vers naculaire, vers ni délicatement craquelé, Vernon Sur Seine, Veracruz,
vert émeraude, Etc … etc …
On est pas obligé de rester alexandromaniaque. Multiplions les vices !
Ce définitionnement*, pour finir, est principalement destiné aux approximatives concrétions pluri-cellulaires qui on manifesté quelques agacements au sujet de ma propension à l’alexandromanie. Or il manquait ce mot pour les aider à exprimer leurs agacements : maintenant qu’ils ne viennent plus se plaindre : sinon pif ! paf !

P.s. Il se pourrait que ce définitionnement* ne soit pas tout à fait complet : nous y reviendrons donc assez probablement.

* prochaines entrées dans ce Dico Fabulo !!! Question de patience … … … … …

2 commentaires:

anonyme a. a dit…

un mot : bravo
T.

Thy Wanek a dit…

Un mot aussi : merci !
;-)

T.