"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

mercredi 16 janvier 2008

T. Anonyme A. 16/01/08

Des mots, des petits mots, encore des petits mots...

Les us sans coutume...
Retenus par le blocus, les reclus encore pleins de tonus escaladaient par-dessus le talus aux cactus malgré les obus perdus et rapportaient des détritus au risque d’attraper des virus répandus. Les autres Russes vraiment obtus leur avaient opposé des refus confus, et devant cet abus, des intrus volaient les surplus. Mais, motus ! Vous pourriez en plus faire un lapsus !

Connaissez-vous les mémots de Denis Lessard ?
« J’ai appris très tôt que le Britannique prend un thé généralement à cinq heures, qu’il n’y a qu’un dé à coudre, qu’un opéra s’écrit avec un air et qu’il faut mettre un nu dans un musée. Je sais aussi qu’une hirondelle a deux ailes, que pour s’interpeller une apostrophe est nécessaire et que las de fatigue n’a rien à voir avec lait de chèvre. Qu’il faut au moins une nef pour faire une flotte et que quorum, contrairement à consensus [encore, oui !], ne fait pas l’unanimité : il commence selon certains par un cul, comme dans inculquer, et selon d’autres par un que, comme dans pudique ».Quant à moi, je me souviens que le chapeau de la cime est tombé dans l’abîme et que celui du boiteux est tombé dans la boîte. On met un chapeau sur la tête, un toit sur le château, sur l’hôtel et l’hôpital, mais celui du chalet a été emporté par l’avalanche.

De la tête à l’épithète, juste quelques lettres...
Un jour triste, avec parapluie et sans soleil (comme ici depuis quelques jours), n’est pas un triste jour, surtout si on vient de gagner au loto (malheureusement pas mon cas personnel). Un pauvre homme, tout malheureux parce que sa femme, quoique sage-femme mais en fait pas si sage, n’en est pas pour autant un homme pauvre (surtout s’il vient de gagner au loto). Mais il y a des chances pour qu’un homme brave (Croix de guerre 39-45) soit aussi un brave homme. Il aime sans doute les filles lorsqu’elles sont belles à l’image de la belle-fille qui lui a donné de jolis petits-enfants qui adorent jouer au jardin avec des enfants plus ou moins petits. Son seul problème, c’est son gendre agriculteur toujours de bonne humeur ; mais ce gai laboureur, d’après certaines rumeurs, serait aussi un laboureur gay qui collectionne les amants (quelqu’un se sent visé ?).

Parfois des mots de trop...
Pour débuter, je vais d’abord commencer par un bref résumé de ce que les écolos, s’ils se concertaient ensemble, pourraient placer en première priorité sur leur liste de mesures à prendre pour économiser l’énergie. Un futur projet est à l’étude, mais nous n’en avons pas la preuve probante, la réalisation en a été si souvent différée à une date ultérieure sous de faux prétextes. Un hasard imprévu m’a fait savoir que le ministre a opposé son veto à cette idée. Au jour d’aujourd’hui, nous redemandons derechef que soit préparé à l’avance un décret pour l’an prochain qui préconiserait l’anéantissement total du pléonasme. Et il y a beaucoup à faire. En vrac : tri sélectif, accalmie passagère, cabriolet décapotable, campus universitaire, bip sonore, apanage exclusif, dépenses somptuaires, dune de sable, encyclique papale, étapes successives, panorama complet, prévoir à l’avance, marche à pied, pondre un œuf, proviseur de lycée, grand maximum, double alternative, but final, futur projet… Vous l’avez compris comme moi, le pléonasme est souvent très inattendu, voire même contraint malgré lui ! Il permet à ceux qui n’ont rien à dire de palabrer davantage (sans engager de dialogue) et de faire illusion (enfin, pas auprès de tout le monde).

T.

1 commentaire:

Thy Wanek a dit…

Encore merci pour ces averses de sens en tous sens …
Petite objection sur les pléonasmes : en attendant de s’enrichir à grâce à quelques mannes conséquentes, (gagnée au loto ou ailleurs), nos dépenses ne seront pas forcément souvent somptuaires : elles pourront être, hélas, raisonnables, par exemple. Ou limitées. Ou anticipées.
En ce qui concerne pondre un œuf, s’il est vrai qu’à part les œufs de Pâques, (et encore !), un œuf, pour qu’il soit, doit d’abord être pondu, on peut en revanche pondre autre chose que des œufs, certes au sens figuré, qui est le contraire du sens propre sans nécessairement être sale ; ainsi pond-t-on des commentaires, des alexandrins, des stupidités, etc … (Je choisis de nous épargner toutes digression sur des détails orificiels…). Une petite argutie pour défendre un tri qui peut-être exempt de toute sélection. Une défense de la dune de terre, de neige, ça peut toujours servir. Enfin, dans le souci de nous préserver un stock d’absurde parfois utile, envisageons des hasards programmés, des hasards provoqués, des hasards attendus, des hasards Saint Lazare, des hasards dont la queue repousse, des hasards sur rendez-vous sinon j’appelle la coïncidence !!

T.