"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

samedi 1 décembre 2007

Lamenchaise

Lamenchaise : (sur la très académique suggestion de Monsieur T.B. cf article « Bouchber » dans la même rubrique) : adj. De lamentin, sorte de mammifère évoluant en milieu aqueux, surnommé « vache de mer » contrairement à la charcutière lepéniste plus souvent surnommée « vache de terre » ou « grosse vache », et de chaise, condensé dénommant autrefois un endroit où l’on pouvait aller s’asseoir pour chier à l’aise. Par extension, ayant souvent observé qu’il arrivait qu’on ait envie de l’un sans avoir envie de l’autre, on en est venu à appeler chaise un grand nombre d’objets mobiliers sans bras sur lesquels on s’assoit. Avec la seule option de pouvoir y péter, mais pas plus. Il n’est jamais exclu toutefois, que bien qu’ayant envie de l’un et pas de l’autre on finisse par s’asseoir, effectivement, mais aussi par s’y emmerder grave. Mais c’est un autre sujet !
Qualifie une chose, une personne, une situation, un texte de Florent Pagny, en stigmatisant sa nature confondante, soit de nullité, soit de bêtise, soit des deux. Ou encore qualifie ce qui est consternant, c'est-à-dire que quand même, là, franchement, ça va plus du tout. D’où, du fait de l’état de consternation où l’on se trouve, le risque d’en tomber sur le cul, et l’utilité de pouvoir avoir recours à une chaise dans ces cas là : c’est vrai que c’est pas partout propre chez tout le monde parterre.
On voit d’emblée, même pour les plus éteints des téléspectateur de TF1, (encore que(ue) …) que (répétition > voir ça + tard) l’origine du mot ne parait plus avoir de relation très directe avec ce qu’en a fait l’usure de son usage.
C’est normal, ce sont des choses qui arrivent !
Diverses historiettes vont, par les très judicieuses illustrations qu’elles vont constituer, sous vos regards curieux de grande filles et de grands garçons qui ont su se préserver des espaces d’enfances intérieures, nous permettre de mieux nous sentir pénétrés par le sens de ce mot.

De Mère Gertrude Gontrande Amélie d’Euclite, au Ridien dans le département des Deux Lèvres, qui fut longtemps meneuse de revue dans un couvent réputé de Saint Germain des Prés et confesseuse à cravache du Gotha Versaillais avant de finir étêtée par de facétieux révolutionnaires : « Ce serait complètement lamenchaise que je ne sois pas inhumée au cimetière du Père Latable ! »

Quand on voit que dans notre beau pays, tous juste un peu pollué encore, sociologiquement, par le crétinisme moisi d’un humanisme dont on mesure bien l’indigence des valeurs, la preuve, elles ne sont pas cotées au palais Brongniart, que dans notre beau pays, donc, une poignée de privilégiés, confis dans un égoïsme englué au sirop de fleur de rose rancie, peut encore prendre en otage la quasi-totalité de l’électorat du nouvel employé de bureau du Medef ! Si ça n’est pas lamenchaise !! Attention, ne confondons pas ! Rien à voir avec la fière et frêle frange de notre population qui s’est vue justement allouée de très confortables aménagements fiscaux afin de mieux faire profiter notre croissance de ses usuels besoins de Ferrari, de cailloux Van Cleef & Arpel, de caviar Pétrossian, de chiffons Chanel et de gourmettes en or. Une telle confusion serait encore plus lamenchaise !

Entendue récemment de ma propre bouche dans le huis-clos de mon quotidien matutinal où parfois je ris tout seul, tout heureux d’être encore là alors que tout ça tient à si peu quand on y pense, cette plaisanterie totalement lamenchaise : les toilettes sont l’endroit dont on dit que le Roi y va tout seul. Le Président va aux toilettes tout seul : je le sais de source sûre, c’est Rachidati* qui me l’a dit. Donc ce Président se prend pour le Roi : ça va mal finir pour lui ! C’est moi qui vous le dis ! Ca va mal finir !

* L’orthographe ramassée de ce nom propre provient de l’idée d’éviter la répétition du « da » présent à la fin du prénom et du « da » présent au début du nom. Ca fait « dada » : pas très sérieux pour une éminente personne de cette dimension.

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