"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

jeudi 22 novembre 2007

Répansion

Chères Lectrices, Chers Lecteurs,
(Encore qu’on dit chers, mais sans dire combien … Bref …)
Nous nous en allons céans inaugurer une nouvelle rubrique.
On se calme, on se calme… … …
Quand je dis nous, entendez moi. Je veux dire je.
Je m’en vais donc inaugurer, céans, une nouvelle rubrique
Légèrement courroucé, c'est-à-dire gentiment agacé, ou encore doucement énervé, par le mésusage qu’on fait trop souvent de certains mots au prétexte hautement fallacieux qu’ils n’existent pas, j’ai décidé de leur donner naissance, genre, sens propre, sens figuré, sens interdit, sens giratoire, sens unique, (ce qui nous fait cinq sens, (comme dirait Camille), le compte y est), plus un sixième … Bah vous imaginez pas que je vais vous le dévoiler celui-là !?... Vraiment !?! … Vraiment ?... Bon d’accord : disons que ce sixième sens sera une absence de sens. Ca vous va ?
Bon, je continue.
A cet élan lexical, culturel et humaniste qui soudain m’habite, il fallait que je donne un cadre. Celui de mon vélo me fait pas mal d’usage en ce moment. Ceux du Louvre sont tous occupés par des catalogues de croutes qui nous garantissent de devenir un pays de touristes au lieu de nous retrouver au classement des pays du tiers-monde, comme si l’un empêchait l’autre. Les cadres d’entreprises sont indisponibles : quand ils ne s’occupent pas des actions qu’on leurs refile avant l’effondrement des bourses pour compenser leurs appointements et leur permettre tout de même d’avoir accès au lexomil ou à la méthadone, ils vont jouer au golf : ce sont des gens trop instables.
Alors pour mon cadre, j’ai pensé à ce blog : oui, je sais, c’est une idée géniale.
Evitez de m’interrompre pour ânonner des évidences, svp.
Donc nouvelle rubrique. Ca va s’appeler « dictionnaire analphabétique ».
Pourquoi dictionnaire ? Si vous posez cette question c’est qu’il est fort probable que je ne puisse pas grand-chose pour vous.
Pourquoi analphabétique ? Là, c’est plus compréhensible comme interrogation. Vous suivrez donc prochainement les parutions de cet incroyable dictionnaire, et un jour,… ou peut-être une nuit,… près d’un lac,… je m’étais endormi, …Oups, pardon, je me suis assoupi … Donc un jour vous verrez paraître devant vos yeux écarquillés comme ceux d’un enfant à qui on annonce qu’en fait Chantal Goya n’existe pas, la définition du mot analphabétique.
Et vous aurez alors la révélation. Mais voila, dans la vie faut savoir être patient.
Nous commencerons donc aujourd’hui par un mot en « r » : donc un mot avec lequel on peut manger des huitres.
Bon appétit !


Répansion : n.f. (une répansion, la répansion) : du franco- suisso - belgo-québécois répandre et du suffixe sion qu’on trouve un peu partout : résultat de l’action d’avoir répandu. Exemple : la répansion de sa soupe partout sur la table par ce sale gosse qui ne sait pas manger proprement. Ca c’est le sens propre.
Sens figuré : résultat de l’action de propulser sa main jusqu’au visage de quelqu’un, qu’il l’ait mérité, ou pas, là n’est pas le problème. La répansion de ma main dans sa figure : comme on le voit c’est bien un sens figuré.
N.b. : on évitera de voir un quelconque rapport d’automatisme entre l’exemple du sens propre et celui du sens figuré.
On illustrera utilement le mot répansion à l’aide de quelques situations bien connues de toutes et de tous : la répansion du gasoil sur la surface de la mer par des cargos-poubelles affrétés par des gens qui pensent plus au Total de leurs bénéfices qu’aux oiseaux, aux poissons, aux bretons et aux moutons. Aux moutons ? Quels moutons ? Les moutons dont la mer moutonne grâce à son écume, laquelle écume est bien en peine de moutonner lorsqu’elle est recouverte de gasoil. Oui ou alors mouton noir, mais là pour les cabrioles, vous repasserez !
Autre situation : la répansion d’excuses qu’il lui adressa n’empêcha pas qu’elle fit de sa joue la destination de la répansion d’une baffe pour lui rappeler qu’elle s’appelait Ginette, depuis leur mariage qui datait d’il y a dix ans, et même avant, en fait depuis qu’elle était née, et non pas Monique, et qui c’était d’abord cette Monique !? – Heu … Je sais pas … T’as du mal comprendre … – Je comprends très bien quand tu parles en dormant ! Ca fait dix ans que ça m’empêche de roupiller tranquille !!!
Allez, encore une autre : les multiples bénédictions dont le Pape, (seul vrai représentant de Dieu sur Terre et du Général Franco au Ciel), fit la répansion au dessus des milliers d’affamés qui étaient venus admirer ses beaux habits blancs, remplis de l’espoir que le Saint Père communiquerait enfin la marque de sa lessive habituelle, firent défaillir d’émotion plus d’un ancien nazi.
Une dernière ? Ok, une dernière : Maître Corbeau sur un arbre perché tenait en son bec un pot de crème fraiche. Maitre Renard qui, lui, avait oublié d’en racheter et donc n’en avait plus pour mettre dans son escalope normande lui tînt à peu près ce langage : - Eh t’as vu ça, y z’ont mis Chirac en examen ! – Nooon … J’te crois pas ! répondit le Corbeau. Ce disant il dut évidemment ouvrir son bec et sans y prendre garde, lâcher le pot de crème. Las, le pot s’écrabouilla au sol et la répansion qui s’ensuivit de la précieuse denrée eu le don de beaucoup beaucoup agacer Maître Renard et Maître Corbeau. Mais bon, y’a pas de quoi en faire un fromage non plus !

45 commentaires:

Damien J. a dit…

S O R S D E C E C O R P S
P I E R R E D E S P R O S G E S
bravo.

Thomas a dit…

A la volée et dans l'urgipitation, ma mingre contricipation à ce tojet fascinérescent:
Bouchber... inutile d'en dire plus, c'est désormais passé dans le lent gage courrant.
Etirage: terme souvent employé par les professeurs de danse étrangers ou bizarres, pour qualifier les assouplissements qu'on fait en série, à la manière d'une photocopieuse, sans y penser, et en couleur, recto-verso...
Révortant: si révoltant qu'on en avorte. Se dit des faits qui entravent la natalité, comme les slims sur des fesses potelées.
Je vous laisse méditer sur ce que vous vener de faire...

Thy Wanek a dit…

NONJESORTIRAIPASYFAITROPFROIDBRRRR
(je crois que je suis repéré ...)

Thy Wanek a dit…

Je m'édite, je m'édite, Thomas.
Et je sais l'attache qu'on sait durable que je me suis fixée. Je note, je cueille, je recueille les objets locutifs qui forment comme un met sage. Leur définitionnement va venir. Je nande et mordrai pas. Pour autant. Je n'ote pas l'hypersens de pouvoir s'assouplir comme une photocopieuse...
C'est tout un monde !

Thy Wanek a dit…

Je suis au regret de t'annoncer, Cher Thomas que le mot étirage existe déjà : Littré v1.3 - Action d'étirer un fil métallique.
Allongement des barres d'un métal.
Terme de filature. L'étirage du coton, action de le faire passer sous les cylindres cannelés.

On peut le remplacer par étiration ; c'est moins "danse" mais ça peut étirer quand même.

Thomas a dit…

C'est vraiment LA-MEN-CHAI-SE de ruiner ainsi mon moral à l'aube d'un week end sur lequel reposaient tous mes espoirs de bonheur futur.
C'est une information révortante qu'on ne peut décemment divulver que le lundi matin, et encore s'il pleut.

Thy Wanek a dit…

Lamenchaise : pendant ce temps là je note.
Ben oui mais fallait être là avant Monsieur Littré, pis c'est tout ! Je sais on peut pas être partout et tout le temps ... Eh oui ...
En revanche je suis inquiet d'un moral qui ne tenait qu'à un étirage. Et franchement, cumuler le lundi, la pluie et une pareille déception, ça n'aurait pas été raisonable !... Ca aurait été encore plus révortant : une vraie répansion de révortance !...

Anonyme a dit…

J'invente souvent de nouveaux mots. Mon but est d'"inventer « des mots insensés que tu comprendras » comme dit Brel à quelqu’un qui ne veut pas comprendre.

Hier, c’était dimanche. N'est-il pas un peu injuste que dimanche ait droit à un verbe et un adjectif rien que pour lui (endimancher et dominical) ? Qu'en est-il des autres jours de la semaine ? Pourquoi le dimanche marquerait-il un moment forcément plus particulier ou remarquable que les autres jours de la semaine ?

C'est dans un souci de l'équité des jours de la semaine que j'entreprends pour vous le projet d'inventer des mots utilisables qui dérivent de leurs noms :

lundir :
(v.t., ne pas être en grande forme, surtout s’il pleut, après un weekend de farniente) ex : Chaque semaine je lundis pendant au moins deux jours pour me remettre des aller-retour en train du weekend.

s'amardir
(v.i., se redresser et redevenir sérieux et productif après un lundi passé dans une espèce de torpeur laissée par le week-end) ex.: Je n'ai pas arrêté de fêter ce week-end, et aujourd'hui j'ai fait la grasse matinée, mais demain je dois vraiment m'amardir.

mercrediurne
(adj. de la soirée de la mi-semaine) ex : Je vous invite à une pendaison de crémaillère mercrediurne, ça se finira avant le dernier métro.

injeudible/injeudissable
(adj., impossible d'être fait ou organisé le jeudi) ex. La réunion est vraiment injeudible la semaine prochaine, mais est-ce que mardi matin vous conviendrait ?

vendredisant
(adj., se dit de l'état d'esprit qui commence déjà à se détendre et à faire des projets pour le week-end, ou d'une personne qui a du mal à se concentrer après une semaine rébarbative) ex. J'ai travaillé comme un forcené toute la semaine, mais là, je commence à être un peu vendredisant déjà.


Et ne voilà-t'y-pas que le vocabulaire s'en trouve tout désendimanché !

Thy Wanek a dit…

Notre Académie de Pain est en bonne voix de formation !
Merci pour ces mots insensés que je comprendrais. Que je comprends.
Nous les adoptons tous pour le Dictionnaire Analphabètique où ils trouveront leur place, Cher Anonyme, non sans votre assentiment, bien sur.
Je note avec perplexité que le samedi reste orphelin d'un ou deux vocables qui lui iraient bien.
Est-ce un oubli ? Le samedi est-il chez vous, comme chez Mélusine, un jour qui disparait de l'existence et du monde des autres ??
Merci de m'indiquer le sens de cette énigme.
ET ... à bientôt !!
Merci !!!

Anonyme a dit…

Il y a déjà bon nombre de jeux de mots avec samedi. Aussi espérais-je secrètement que vous laisseriez votre imagination galoper comme à l'accoutumée !

Thy Wanek a dit…

Je vais donc laisser galoper mon imagination : je m'aperçois que je vais avoir plein de travail : mais ça me dit de le faire, effectivement : un peu tous les jours ...
Ainsi ce que vous espériez secrètement, ne sera, je l'espère, pas déçu.
Prenez soin de vous.

Romain Laqueine a dit…

J'allais proposer des mots aussi mais là je crois que tu en as déjà assez : fais moi signe si tu tombes en panne.
Le Pape, t'aime toujours pas hein ?? On a beau en changer ...
(LOL)

Thy Wanek a dit…

C'est clair que les sources d'imagination sont en effervescence. T'as vu les récoltes de Thomas et d'"Anonyme" ? Il va falloir s'y mettre à plusieurs.
La Pape : j'aime toujours pas, non. Faut dire que ça fait tous les efforts pour m'inspirer ...
Bise.

Anonyme A. a dit…

Je m’attendais à une avalanche samediphonique… mais rien. Dommage.
Dans ma frénésie imaginative, je vous propose aujourd’hui une réflexion sur les mots-valises, que les Anglais-concentrés-sucrés appellent plus poétiquement des « portemanteaux » depuis Lewis Carroll. Tout le monde connaît le plus ancien : calfeutrer, qui date de 1540 !
Ne serait-il pas rigolomique d’imaginer de nouveaux agrégats pour votre métencyclopédie ? Nous aurions ainsi un hiver moins monotriste !
Comme à l’accoutumée, je vous laisse y réflépensir.
(Pour me distinguer des anonymes anonymes, je me déclarerai l’Anonyme A ; ainsi vous saurez me reconnaître parmi l’anonymat de vos commentacteurs).

Thy Wanek a dit…

Cher A.
Je suis ravi par l'assiduité avec laquelle vous avez semble-t-il l'intention d'augmenter au plus vite la somme du travail énorme auquel je me sens attelé.
Rassurez-vous, quelque temps que cela prenne, non seulement je serais un homme heureux, mais en plus je définitionnerai tous les mots qui se présentent.
Le "samediphonique" est en bonne voie : pour tout dire la pâte repose. Vous n'avez plus très longtemps à attendre.
Puis-je me permettre de suggérer d'emblée que nous perfectionions commentacteurs en commentracteurs : j'y entrevois des perspectives qui d'ores et déjà me bouchbent.
Que le ciel vous tienne en joie.

Anonyme A. a dit…

Que penseriez-vous d’aller encore plus loin et d’améliorer notre grammaire ? N’avez-vous jamais été tenté d’utiliser un duel, un ergatif, un neutre, un subjonctif futur en français dans le texte ? Il va bien de soi qu’il faillera un surcroît d’imaginivité pour cet entreprendre ! Deux rédacteurs ne vous serunt pas en suffisance à moins qu’oles ne travaillunt d’arrache-tête. Quelle incentive ambous donneriez-vous pour qu’amb’ambous surpassiuns ? Fasse le ferme amant que vous soissiez inspiré !

Thy Wanek a dit…

Il esterait surceprennant que ce tant de projettations ne nous emmenette pas aux bordrives d’une linguation propricitement révolnovationnante. Il nous soiera ofcoursément indisnévitable de lentéguément expester cette linguation d’une habileresse qui nous deviendrasse tantement notre que nous y entendrerions un avenitur moulté de promices.
Assurizé de gréifer en amicointance d’un laborisme harmonifié, il estera éminhautement bijousant de valeurer cet oeuvrage comme s’il s’agissât d’un mixement d’un peucement de l’un et d’un peucement de l’autre. Fermelamant, inspirissons-nous.
Méditesserions-nous toujmais en assézance ce dont nos insecressus nous surceprennent ?
Dans un primivo étaplement, je suggérantise que le vocbulogos nous advenaisse au rythmage où nos nécessifismes nous le veulissent imposoir. Et que le verber, en tout compojuguisme s’y installisse à sa gréance. Nos uselances faîtrons le restuite.
Tantement votrifiable.

Anonyme A. a dit…

Voudriez-vous aussi avec la syntaxe jouer ? Le latin flexionnel permet des constructions amusantes, contrairement à notre français analytique. Bien heureux le Bourgeois gentilhomme qui de soumettre ses billets doux à diverses contorsions nous fait rire fort encore ! Ne serait-il pas burlesque d’améliorer consubstantiellement l’agencement morpho-phonologique ? Poussons encore un peu plus, et pourquoi ne pas s’intéresser à la synonymie syntaxique (« La belle porte le voile ») ou aux possibles ambiguïtés (« Vend tricycle pour infirme en bon état ») ?

Thomas a dit…

Mes chers collègues, éminences au combien subjonctives et subordonnées circonstancielles atténuantes, je tiens à vous faire part d'une mienne découverte, qui pourrait bien être la pierre de rosette angulaire de la clé de voute de notre travail. Remontez vos pains sur la planche, et remettez de l'huile de coude sur vos métiers, car il y a de quoi pallabrer à foison d'or.
Voici un texte de Philippe Claudel (Lemonde des enfants) :
"Glupe, puisque vous chalamosse, Monsieur le Commumuche, je vais tout vous poupouter !
C'est apapatté juste en godouille de ma nicuche. Deux romomos sont aspajés, un zazillon et un autre plus scoutoutour. C'est le zazillon qui a socopouté. Il s'est rispaté sur le scoutoutour, et il l'a tatatouillé.Ca ne lui a pas choglouffe plus de trois mirobiles. Moi, je ne m'en suis pas strapoté tout de suite car j'étais en train de gnognoter le ramanossol avant gauche dema varileuse, et vous hulissez ce que c'est, dans ces ontites-là, on n'en gargare paslarge ! On a les luluches pleines de gratouillons, on s'éternasse, on se guiguite ! Bref, quand j'ai refouchonné ma têtouille, ils étaient déjà tous les deux borutés à se litotosser les oustaillons, et ils n'y fochaient pas avec le flusse de la barquière.Ca voutassait un de ces ramatusselles ! Moi, j'ai vraiment eu jamoche qu'ils se dondonnent jusqu'à la limaillette de la babaffe, meais non, pas du tout ! Dégougouillez-moi bien, Monsieur le Commumuche, dégougouillez-moi bien : ils se sont soudain ragapopis, aussi vite qu'ils s'étaient proupopés !Le plus zazillon a stripouté la flammoche du scoutoutour, et ils sont berbettinés ensemble, pompidolettement, comme si la victouille n'avait jamais cacacoché leurs flaquiquettes ! Voilà, Monsieur le Commumuche, c'est tout ce que j'ai pu soupépette, je vous le croutotoche sur la flatte de mabannisse.Quoi ? Non, je ne les ai jamais rezadoter. Jamais.
S'il vous ruche, je peux guarchoir maintenant ? Ah il faut que je toutouffe un lalaguitte ? Où ça ? Là,sur cette tutruche ? Si vous poupoutte, Monsieur le Commumuche, si vous poupoutte ...Eksamonez-moi, vous auriez un istronaute, s'il vous plaît, parce que je n'en ai jamais sur moi, ma doudoudette me le slague souvent d'ailleurs "Tu potirais toujours bécanner un istronaute sur toi !" qu'elle me blavasse à longueur de bachmette ! Ah elle est jigatte ma doudoudette mais elle est une ... Oh mille tyttailles, Monsieur le Commumuche, je slaslague, je slaslague, et je vous enzille avec mes hispupates ... Donc où est-ce que je dois toutouffe.Ici ? Comme ça ? Voilà !
Si vous n'y scrumez pas de gopatotilles, je vais vous blavuler maintenant, Monsieur le Commumuche.Non, ne me bubussez pas, je vous en grippe, je cotitive la lerchette, c'est tout jigolard ! Mais de rien ! Si ça a pu vous foutarder, moi, ça ne me blablarpe pas ! Je suis à votre cavisse !
Eh bien tatayou, Monsieur le Commumuche,tatayou,au gagatir et bonne bachmette !"

Anonyme A. a dit…

La fonction phatique du lent gage assure le maintien du contact entre les commentracteurs et le bon fonctionnage du canal de communication. Cette-dite fonction précède le langage articulé puisque le gazouillis du nouveau-né lui sert à établir le contact avec son entourage. Le lent gage ayant une fonction de protosocialisation, le jeu et le contact sont, oui, essentiels et ont, oui, le pas sur l’information. Dans la communication médiatisée, il existe toutes sortes de formules stéréotypées qui n’ont d’autre but que de vérifier le circuit : « allô », « 5 sur 5 », etc… De même, toute conversation est parasitée par des « tu vois », « tu comprends ». Enfin, dans la vie sprintante, une bonne partie des interéchanges n’ont d’autres fonctions que d’assurer le contact social. La motivation des banalités est aussi celle des conversations de propron. La règle du je veut qu’on parle en société, même pour ne rien dire -surtout sur soi (à propos, connaissez-vous des Narcisses ?).
Un des aspects les plus intéressants d’ « Alice au pays des merveilles » est -le saviez-vous ?- la mise en cause de la cette fonction phatique même. Alice se trouve dans un monde ô combien déconcertant, dans lequel les différents personnages manifestent possiblement le plus grand mépris pour les menstrues de la communication. Les règles de la conversation telles qu’elles sont en usage dans le monde d’Alice sont constamment ridiculisées et l’aspect stéréotypé en est exergué. Les formules de politesse, les phrases destinées à établir ou à maintenir le contact sont prises à l’anapeste ou la spondée de la lettre ou bien volontairement interprétées de guingois.
Ai-je assez écrit pour ne rien dire ?

Thy Wanek a dit…

Mille Mercis à Thomas !
C'est génial !! (oui je parle en français tout à coup ; vieil atavisme qui n'en a surement plus pour longtemps !)
Nous allons jouer, Cher A., avec la syntaxe.
Je propose une courte pause dans nos séances.
Je comprends mieux pourquoi le vrai dictionnaire avance si lentéguément.
heureusement nous sommes encores jeunes, vifs et frais !!!

Thy Wanek a dit…

En tant que Secrétiniste Perpétuaste (autoproclamifié) de notre Acadabrantémie de Pinsur l’Aplanche, je suggètise que le ludicisme soyoit notre divinal musisme, et que le libroir soyoit notre véhauticule. Nos ensenses communicactyles savoiront itinérairer nos aspirals et toutes les musissonies que nous fructrerons en nacivront dans la claireté où nous intelpenxions, pour soujaçoir notre besognard sensibilyssal.
Enjoyons-nous des apportements de notre émuniscent camallègue Thomas, enventrons-nous des contricipations de notre luminant camallègue A., et surcetout ne nous verdistons pas comme nos quaicontesques concuroirs ; restâssons dans l’allègreste de l’inneuve, dans le curionnement de la découverleur, et le plus survent nous bouchbant commutullement de tout cet inutilage indisnévitable.

anonyme a. a dit…

Le langage a été donné à l’homme pour en faire un usage surréaliste, disait je crois André Breton (in Manifeste du Surréalisme). Et Boris Vian ne se demandait-il pas si les mots n’étaient pas faits précisément pour jouer avec (in Les bâtisseurs d’empire). On comprend que l’amour de la langue puisse pousser le poète à l’extrême limite et vous en avez apporté la preuve ! C’était aussi la démarche de Joyce, d’Artaud, de Michaux : l’extrémisme de tentatives telles que Dada. En seriez-vous l’usufruitier ?
Vous semblez jouer à l’envi sur la forme, mais pourriez-vous pareillement jouer sur le sens ?
Voici un exemple célèbre signé par Eluard : « La terre est bleue comme une orange ». Et le folklore enfantin a engendré : « Marabout bout de ficelle selle de cheval… ». Les enchaînements paronymiques chers à feu Robert Desnos avaient même séduit Monsieur Apollinaire dans ce passage que j’ai retrouvé hier soir très tard pour vous : « Tremplin lyrique et seule science des langues calicot calicut Calcutta tafia Sophia le Sophi suffisant Uffizi officier officiel ô ficelles Aficionado Dona Sol Donatello Donateur donne à tor torpilleur » (in L’antitradition futuriste).
Je vous laisse y méditer...

Thy Wanek a dit…

Je suis sur surinam âme perdue du moment mensonger songer que que bien sur surinam n’amuse pas pas du tout les girafes.
Surtout les girafes bleues, qu'on ne distingue évidemment pas très bien lorqu'elle sont posée sur une orange d'Eluard.
Va falloir que je retravialle mes frêles épaules pour supporter le poids reférentiel qui serait tenter de me tomber dessus si j'y croyais. Est-on toujmais à l'abrit ?
Thanks A.
(je suis aussi pour faire circuler tout ça à travers langues qui, étranges, errent tout autour.)

ananyme a. a dit…

J’ai encore moult jeux à vous proposer ! Vous connaissez , j’en suis sûr, le lipogramme dont Perec s’est servit pour construire son roman sans e (in La disparition). Mais savez-vous ce qu’est l’anacyclique ? Cela consiste à rechercher des mots ou même des suites de mots qui se lisent indifféremment de gauche à droite ou de droite à gauche avec un sens différent (amor), contrairement au palindrome qui présente le même sens quelle que soit la lecture (ici). L’anacyclique est difficile à pratiquer dans les langues analytiques comme le français, l’ordre des mots étant assez rigide ; il est facile au contraire dans les langues synthétiques où les relations sont marquées par la déclinaison (très pratiqué en latin et en grec donc). Peut-être pourriez-vous y réfléchir puisque vous semblez prêt pour conquérir de nouvelles terres ?
Un autre jeu que j’affectionne particulièrement est l’écriture abécédaire. Cela consiste à écrire un petit texte dont chaque mot (ou chaque vers, strophe, etc) commence par une lettre différente dans l’ordre de l’alphabet :
A babord, chacun dut enfiler frileusement gabardines, houseaux, imperméables, jupons, knickerbockers : la mer Noire, ondoyante, projetait quasi rageusement ses terribles, ululantes vagues wagnériennes, Xavier, yachtman zelé.
Il y a aussi la contrepèterie à travailler ! Enfin, tant de choses passionnantes !

Thy Wanek a dit…

Pour être sur de n'avoir à reculer devant aucune prétendue difficulté, je suis en passe de négocier, à mon avantage, une longévité qui m'assure de n'avoir pas à prendre ma retraite avant l'âge pré-canonique de 114 ans. C'est plus sur.
Aucun suggestifisme ne sera obloculté !

anonyme a. a dit…

Que penseriez-vous, notresieur l’académinôtre, de jouer avec le nombre fictionnel des substantifs ?
Ne serait-il pas plus drôle d’utiliser un lavabal, de tirer le ridal, de taper avec un martal ?
Dans l’autre sens, ça peut marcher aussi. Et donc, le voici, le voilà : des trous de beaux !
Cieux , j’avais débuté la journée avec Eluard, je la finis par Titeuf (enfin, pas mieux), c’est vous dire combien je suis épuisé !

Thy Wanek a dit…

Je ne pensonge que du bien de vos moulte propositions Cher A.
Mais comme vous le notez, nous voilà bien fatigués, déjà.
Quelques publications lexicales vont tout de suite nous rappeler à la réalité : chaque chose en son temps.
Et voguasse le naravire !!

anaonyme a. a dit…

Longueur d’ondes

-Je ne sais pas ce que vous voulez dire par « gloire », dit Alice.
Humpty Dumpty eut un sourire de mépris.
-Bien sûr que non vous ne pouvez pas le savoir, tant que je ne vous l’ai pas dit. Je voulais dire : voilà un argument massue !
- Mais, objecta Alice, « gloire » ne veut pas dire « argument massue ».
-Moi, quand j’utilise un mot, dit Humpty Dumpty sur un ton assez méprisant, il signifie exactement ce que j’ai décidé qu’il doit signifier, ni plus ni moins.
- La question est de savoir, dit Alice, si vous avez le droit de donner tant de significations différentes aux mots.
-La question est de savoir qui a le pouvoir, dit Humpty Dumpty, voilà tout.

Voilà qui est bien arbitraire, vous en conviendrez ! Lewis Carroll jette dans cet extrait d’ « Alice » les bases d’une nouvelle convention conversationnelle où le lien entre le son et le sens, entre signifiant et signifié est embrouillé volontairement. Il y a un corollaire à l’arbitraire du signe : c’est le fait qu’il suppose un accord entre les commentracteurs. Tout signe peut en symboliser un autre. L’extension de sens qui peut être donnée à un mot est ainsi le plus souvent motivée : l’aile de l’avion évoque celle de l’oiseau, la feuille de papier celle de l’arbre… mais il s’agit toujours de relations internes à la langue. De même, les créations de mots nouveaux, de néologismes, d’inventionnismes, obéissent toujours à une motivation. Ainsi, les fausses étymologies procèdent d’une telle motivation.
Courtisane : tisane préparée à la façon d’un court-bouillon.
Tabernacle : petite boîte où l’on met du tabac

Dans le jeu du dictionnaire -auquel je jouais dans mon enfance- qui consiste à inventer des définitions vraisemblables à des mots rares, c’est justement cette capacité à imaginer le sens à partir du son qui est mise en œuvre.
Ulluque :
·femme fibulée qui gardait les hommes dans les harems de sociétés matriarcales
·oiseau de nuit (au sens propre et figuré)
·plante herbacée d’Amérique du Sud de la famille des salsolacées
·habitant de l’Ulluquie, région située en haut à gauche de la carte du Tendre
·cri du coyote le soir au fond des bois

Lorsqu’Alice entend réciter le poème Jabberwocky (Bredoulocheux), dont tous les mots sont inventés, elle le commente ainsi :
- C’est bizarre, ça m’évoque des idées plein la tête, seulement je ne saurais dire exactement lesquelles.
Et la glose que fait du poème Humpty Dumpty (laquelle, source d’humour supplémentaire, ne correspond pas du tout à celle qu’en donne pour ailleurs Lewis Carroll) obéit exactement au principe du jeu du dictionnaire.
Mais il me semble que se mêlent, dans l’interprétation de mots inconnus ou inventés, deux ordres de phénomènes. Tout d’abord, une mise en rapport avec des mots et donc des significations existantes : l’association des sons d’un mot inconnu avec ceux d’un mot connu déclenche une ossociation de sens, démarche que Humpty Dumpty explicite et –si j’ose dire- rationalise.

Alice récita la première strophe du Bredoulocheux :
Il était reveneure ; les slictueux toves
Sur l’allouinde gyraient et vriblaient ;
Tout flivoreux vaguaient les borogoves ;
Les verchons fourgus bourniflaient.

- Cela suffit pour commencer, déclara, en l’interrompant Humpty Dumpty. Il y a force mots difficiles là-dedans. « Reveneure », c’est quatre heures de l’après-midi, l’heure où l’on commence à faire « revenir » les viandes du dîner.
- C’est parfaitement clair, dit Alice ; et « sluctueux » ?
-Eh bien, « slictueux » signifie souple, actif, onctueux. C’est comme une valise, voyez-vous bien : il y a trois significations contenues dans un seul mot.
- Je saisis cela maintenant, répondit Alice, pensive. Et qu’est-ce que les « toves » ?Eh bien, les « toves », c’est un peu comme des blaireaux, un peu comme des lézards et un peu comme des tire-bouchons.
- Cela doit être des créatures bien bizarres.
- Sans nul doute, dit Humpty Dumpty ; il convient d’ajouter qu’ils font leurs nids sous les cadrans solaires et qu’ils se nourrissent de fromage.
- Et que signifient « gyrer » et « vribler » ?
- « Gyrer », c’est tourner en ronflant comme un gyroscope ; « vribler », c’est faire des trous comme fait une vrille tout en étant sujet à vibrer de manière inopportune.
- Et l’ « allouinde », c’est je suppose l’allée qui mène au cadran solaire ? dit Alice, surprise de sa propre ingéniosité.
- Cela va de soi. On l’appelle « allouinde », voyez-vous bien, parce qu’elle s’allong loin devant le cadran solaire, loin derrière lui…
- Et loin de chaque côté de lui, ajouta Alice
- Précisément. Quant à « flivoreux », cela signifie frivole et malheureux (c’est un mot portemanteaux). Le « borogove » est un oiseau tout maigre d’aspect minable dont les plumes se hérissent dans tous les sens : quelque chose comme un lave-pont qui serait vivant.
- Et les « verchons fourgus » ? s’enquit Alice. Si ce n’est abuser de votre complaisance.
- Ma foi, le « verchon » est une sorte de cochon vert ; mais en ce qui concerne « fourgus », je n’ai pas d’absolue certitude. Je crois que c’est un condensé des trois participes : fourvoyés, égarés et perdus.
- Et que signifie « bournifler » ?
- Eh bien, le « bourniflement », c’est quelque chose qui tient du beuglement et du sifflement, avec au beau milieu une espèce d’éternuement ; du reste, vous entendrez peut-être bournifler, là-bas, dans la forêt ; et quand vous aurez entendu cela une seule fois, je pense que vous serez tout à fait édifiée.

A cela s'ajoute un symbolisme propre au son, peut-être universel. L’intimité du lien entre les sons et le sens du mot donne envie de compléter ce rapport externe (c’est-à-dire l’association non motivée entre signifiant et signifié) par un rapport interne, la contiguïté par une ressemblance, par le rudiment d’un caractère imagé. Par exemple, l’opposition des aigus et graves est capable de suggérer l’idée du clair et du sombre, du pointu et de l’arrondi, du fin et du gros, du léger et du massif… Vous connaissez à coup sûr l’exemple de « mil « et « mal » : on vous dit que l’un veut dire « grande table » et l’autre « petite table », il y a tout à parier que vous associerez « mal » à l’idée de grandeur et « mil » à l’idée de petitesse. Ceci étant lié, inconsciemment bien entendu ! au degré d’ouverture des voyelles (i est fermé, a est ouvert). Mallarmé ne déplorait-il pas le désaccord entre les sons et le sens dans les mots « jours » (u, voyelle sombre) et « nuit » (i, voyelle claire) ? Le symbolisme du son pose évidemment le problème de la valeur de l’harmonie en poésie, -et sur ce point, vous êtes un maître !- et met en cause, vous le savez, l’utilisation de l’assonance et de l’allitération.
Le langage n’est une imitation ni des sons, ni des couleurs, ni des émotions, c’est une recréation intellectuelle.
Excusez la longueur ! Mais « Alice... » est un merveilleux conte pourvoyeur de rêves , et de rêves, je suis friand.
Je terminerai par cette phrase de Michaux que je vous laisse le soin de comprendre :

« Il le pratèle et le libucque et lui baroufle les ouillais. »

Et merci pour le « samding » !

Thy Wanek a dit…

Très Cher A.
Vos "commentaires", qui n'en sont plus et deviennent en terme de contricipations de véritables articles à eux seuls, m'inpireraient de les placer directement, tout particulièrement ce dernier, dans ma rubrique échange : y voyeriez-vous un inconvégnoir ?
Il me vient en tête une merveillerie textuelle de Madame Juliette, notre importante chantesque fantasque où elle utilise pour dire de l'amamour, un sien vocabulisme de vocbulogos inédits : je vais tâcher de réémergir cela : pour notre régal commuttule.
Ou comment estoir bien certur que notre monstronde est belébien longifide à l'infinierté.

anonyme a. a dit…

Il va de mien que mes légers "comme-en-l'air" vous sont avôtres. Je serais honogueilli que vous les publiassiez.
Mon prochain article sera sur la Vache-qui-rit ! mais je ne vous promets pas quand, cela dépendra de mon emploi du temps qui déjà manque cruellement de temps (court avant-goût).

Thy Wanek a dit…

Merci ! Ce sera faitechose dans un temploiement peucement longifide.
La vache-qui-rit : un modemple d'enabîmmie !

Thy Wanek a dit…

Cher A.
Vos faburveilleuses contricipations vont trouver une place méritée dans une invelles chabriques de ce blog : courriers reçus.
Merci !!!

anonyme a. a dit…

Quitte à user d'un vocatif pour vous adresser à mon humble personne, préférez le T au A : cela conférera plus d'authenticité et de valeur à ma bobinette lorsque vous me donnez du "cher" !
En vous remerciant de votre urbanité,
T.
ps :avez-vous oublié ma semaine aux mots logués ?

Thy Wanek a dit…

Cher T.

Je réinitialise donc ma formulation d'urbanité. S'il le faut pour vous donnez du "Cher", vous imaginez bien que je ne vais vous faire défaut.
je travaille à votre semainier : comme un doryphore, si cela vous parle. Mais vous ne l'ignorez pas c'est un grand labeur et je dois avouer, même si ce n'est pas sous la torture, que les contingences ne sont pas toujours aisées à ordonnancer par rapport aux ambitions que je me fixe.

A très bientôt !

T. (aussi !)

Thy Wanek a dit…

Cher T.
lors que labeurant, non pas la tartine mais plutôt lundir en ce dimanche pourtant dominical, il semble s'imposer une autre articulation de voacable verbuleusant : lunédir : accepter vous que nous enrichissions lundir de ce "é" en son milieu ?
Merci de votre réplide.
TàV
T.

anonyme a. a dit…

Elfh klfeva vm glfgv jfrgfwv tivuuvi zf ofmwr xv jfv elfh zeva hlfhgizrg zf hznvwr.
Wlmmva wvh xlfovfih wv kzkroomh uzozrhrvmh zf yovf ofmwr kofervfc. Luuiva-ofr kzivcvnkovnvmg fm ivglfi zfc hlfixvh lmrirjfvh. Uzrgvh-ofr gizevihvi ov nrilri. Xlnnv fmv fogrnv xszmxv wv mv kzh hv uzriv szri.
Ksrololtrjfvnvmg elgiv.
kh : uzrgvh fmv vmgivv wzmh o’vmxbxol klfi « gvovkvovi », xvoz uviz kozrhri a Ftob Yvggb !
T.

Thy Wanek a dit…

Ô T !
Me dire qu'une confosulie se serait tout à coup emparer de vous est évidemment trop facile : j'ai donc préféré mettre en route mon logiciel d'émerveillement en tachant d'y connecter un process logique à peu près utile. Si vous avez une ou deux clé en trop, fussent-elles de fa, de sol, voire d'ut, je vous les cède à mon attention.
Merci.
Vous ne m'avez peut-être pas répondu sur "lunédir"?!?
T.

anonyme a. a dit…

Pensez à Huysmans.
T.

Thy Wanek a dit…

Territoire connu de nom, comme îles ça et là et continent ailleurs : je vais y voir : et accompagner cette difficulté du soin de m'en régaler.

Thy Wanek a dit…

Une entrée est donc programmée pour télépeler.
Qui est Ugly Betty : est-ce quelqu'un que beauté saurait ?

anonyme a. a dit…

Betty Suarez (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ugly_Betty) dit : "gimme a ringall !" (dernier épisode de la saison 1). Son lapsus est un mot-valise que ne renierait pas Carroll; elle associe ring + call. J'ai traduit cela par 'télépeler', avec un seul p, comme dans téléphoner (c'est plus amusant de dissocier le ph).
T.

anonyme a. a dit…

L’é tro koul ton blog, man ! J’le kif grav ! Ta tro 2 keum ki pète dé com ! La mor.
Mé ya tro d’mo ke j’kompren pa ske sa veu dir & g pa envi 2 m’prende la tete. mdr
Sinon ta pouézi, elle tu tro sa race, c ton job, tu fé pouette ? La chanse ! Men fete, c koi le butte ? Tou sa pou koi ? C pa + simple décrire kom as ? Tu 2vré mette + 2 tof à maté kon 100 nui - !
La zib kan meme dan ta fasse ! Bone naillete .
T.
(diversification vaincra)

Thy Wanek a dit…

Mein liebe A.
Et polyphone écho,
Je note le précisage around Betty, c'estera prestile pour le définitionnement.
Quant au Gazou qui kiffe, qu'il s'emprenne que je n'ai aucune titulation de quoi me revenclamer.
Et que, comme minutiosé dés l'oeuvement de ce blog, qui inspire est aussi kiffable que qui acte.
Pout les tofs, j'y adhense.
Pour ce qui croit ne servir à rien !
TàV
T.

Thy Wanek a dit…

p.s. Répansion n'en peut plus : les autres articles sont jaloux !!