"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

mercredi 28 novembre 2007

Bouchber

Bouchber : v.t. & i. 1er groupe. Du franco-bucco-gustatif bouche et de béer vieille façon de bayer. Rendre ébahi, la bouche ouverte, à la suite d’une action ou d’un propos. Se trouver ébahi, la bouche ouverte, à la suite d’une action ou d’un propos.
N.b. : la naissance de ce mot remonte à l’an de grâce de cette année, pas plus tard qu’il n’y a pas longtemps, à l’initiative de Monsieur T. B., dans un article éthologico-testamentaire devenu célèbre sous le titre « Même noire Loutre tombe » et que vous trouverez aisément à l’adresse suivante : http://thomasbettinelli.blogspot.com/, ouvert 7jours sur 7 et 24 heures sur 24, à la rubrique « Safari ».
On remisera opportunément en faveur du verbe bouchber diverses expressions comme « ça m’en bouche un coin », « ça me fout le cul parterre », « j’en suis comme deux ronds de flanc », « ben ça alors », « nom d’une pipe », et même la toujours expressive allusion déiste de feu Monsieur Desproges : « Dieu m’tripote ».

Citations : (pour des raisons évidentes, inhérentes à l’apparition récente de ce verbe dans notre langue, les citations suivantes relèvent bien sur de l’anticipation. N’importe qui peut, bien sur, le comprendre, mais au cas où s’égarerait sur ce blog pour se plonger dans la lecture de ces pages inégalées, sinon inégalables, une quelconque excroissance de matière cérébrale, ou supposée telle, venant de ce monde où on la transforme ordinairement en temps d’hébétude disponible pour les messages publicitaires, je préfère prévenir. Cela pourrait bouchber plus d’un imprudent.)

De l’imam Sahsouffikomçah arrivant au paradis de son Boss après s’être éparpiller les bas morceaux en faisant péter sa bombinette à l’heure du marché, sur la place du marché, pendant que les gens étaient au marché, et s’apercevant que les soixante dix vierges promises sont vierges avant tout parce qu’elles sont très très moches : « Ca me bouchbe grave là, oh yô ! »

De Madame la Baronne Tartine de Rothschild, réalisant que le baise main tombe de plus en plus en désuétude alors que le baise fesse, (sans la bouche et sans les mains), ne cesse régulièrement de reprendre du poil de la bête, même épilée ou rasée de près : «Si vous voulez mon avis mon cher, je trouve tout cela tout à fait bouchbant et pour tout dire passablement navrant … »

De Monsieur le Baron Tartarin de Rothschild, suggérant à son ancienne secrétaire promue au rang de reproductrice, d’arrêter de dire des conneries en suçant son esquimau : « Sera-t-il possible un jour que vous ne me bouchbâssiez plus avec cette vilaine manie de faire si maladroitement deux choses en même temps ? »

D’Angelina Lecruchon, sympathique hôtesse de caisse au Super Machin de St Jeansive dans l’Hédant, informant sa meilleure copine qu’elle vient d’être sélectionnée pour aller faire part de son savoir acquis dans une lecture assidue de Voilou, Gali, et autres magasines culturels, dans une émission également culturelle mais du même niveau, (rassurons-nous) : « Anh heu !... T’as vuheu Grascillaheu !... Ca te bouchbe hein çaheu !… »

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