"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

mercredi 24 octobre 2007

mercredi 24 octobre 2007

C’est un journal ? Oui. Pourquoi pas. C’est un lieu d’humeur ? Oui. Aussi. J’y serai tous les jours. Non. Sûrement pas. Mon poste de pilotage ? Un studio tout près du Bassin de la Villette à Paris. Fin d’octobre froid. Mon piano électrique à côté de moi. Des papiers un peu partout. Je viens de ré-écouter Armide de J.B. Lully. Je ne m’en lasse pas.
Une discipline ? Oui, tiens ! Peut-être. Ca ne me ferait pas de mal.

Un dégoût. La lecture publique dans les écoles de la lettre de Guy Moquet. La promotion d’un suprême morceau d’intimité par une équipe de marketeurs en peine de démontrer leur humanité. Le pillage d’un ultime témoignage d’une trop courte vie de jeune garçon qui va mourir, par la nouvelle industrie du cynisme.
On rapprochera un jour celui qui dirigeait la France lorsque ce jeune homme fut fusillé de celui qui l’aura dirigée des dizaines d’années plus tard et qui comme première décision aura pris celle d’assassiner cette lettre.Et on aura sans doute raison de faire ce rapprochement.

Aucun commentaire: