"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

mardi 23 octobre 2007

G 3

Rien mesure son enjambée
Rien le coiffe mieux que le vent
Ne lui est beau plus que l’été
N’est plus rire qu’entre ses dents.

Ça je l’ai toujours su
Moi qui venait d’hier
Moi qui n’ai jamais pu
Respirer de cet air.

Rien n’est entrave qu’il ne tranche
Morale dont il ne se foute
Rien n’est plus noire ni plus blanche
Que son absence au gré du doute.

Ça je l’ai toujours vu
Je débordais du temps
C’est ainsi que j’ai du
Attendre trop longtemps.

Rien n’est amour qu’il ne traverse
Sans y cogner son cœur trop fort
Rien n’est mystère qu’il ne perce
Sans payer d’un de ses trésors.

Qui donc a voyagé
Tout ce qui me sépare
De ce jeune étranger
Que j’ai vécu à part.

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