"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett

mardi 23 octobre 2007

G 1

Verra-t-on sur le crâne lorsque nu
La trace de plume sans encre
Devinera-t-on ce qu’a voulu laisser
La main d’un jeune enfant
Regardant s’éloigner
Dans les plis des ans morts
L’ombre d’avoir été.

Le ciel ne baisse pas
Et rien ne rétrécit.

Les nuits toujours sont de tout age
Les jours de même.

Il y a qu’un matin on avance un peu moins.

Ce qu’écris l’enfant nous parviens de trop loin.

Et c’est comme un signal
Le souvenir alors
En devient plus précis.

L’ai-je réalisé
Ou que veut-il encore.

Suis-je à griffer l’esquisse
A l’heure où l’ombre n’est plus rien
Ou à porter enfin l’enfant jusqu’à son terme.

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