vendredi 23 octobre 2009

Pâle heure

Du quai désert et de l’eau toute posée sur elle même, lourde, lisse et immobile. D’un pas qui balance comme un rocking-chair d’une sieste qui plane sous les vêtements. D’un fil pendant d’une voûte vide qui oscille dans l’air comme un radar sans contact. D’un éloignement retourné en lentes palmes translucides qui repoussent en ramant toutes les réalités. Les fauves et les pourpres. Les oripeaux de tous les costumes. Les surfaces des scènes. Les débarras providentiels. Les pesées indécises. Les penchants fardés. Les croix de chemins et les tapis de marbre. D’un élan arrêté qui se replie en corolle, draperie panoptique qui ré-enroule le champs de son ressort.
Du ciel entre deux lunes troubles, sans savoir si c’est quoi qui commence ou si c’est quoi qui finit, une peau diluée en frileuses vapeurs très loin confine d’un côté les apprêts de la nuit ou ses dernières cendres, de l’autre le projet d’une aube ou un luxe crépusculaire.
Ne cherche pas cette heure sur un cadran quelconque. Ni dans une mémoire même toute neuve. Ni dans un tout prochain rendez-vous. Elle ne peut être que présente. Et un présent à toi. Offert.
Une matière fluide que tu sens en suspension autour de toi, qui se resserre sans t’oppresser et t’enveloppe. Une texture douce, impalpable, dans l’espace de laquelle fondent tous les alentours, les murs, les paysages, les visages et les choses, la nature et l’inanimé. Où toi même tu sens tes limites corporelles se dissoudre. Tes sens anesthésiés. Ton cœur indifférent. Ton esprit perdant ses formes habituelles.
Comme au milieu des marées de rumeurs, tu t’éteindrais d’une fine mousse de clarté blanche. Comme au milieu des façades bleues d’où dégoulinent les connexions tu reculerais d’une fatigue insomniaque. Comme encerclé toujours par les rouleaux sans cesse ré-encrés de titres lâches ou hurlants, tu te replierais. Tu te retrancherais dans une nuée sourde, aveugle, interdite.
Brouillée l’image de tel malheur dont disparaît aussi la main de l’enfant rangé sous un atelier dans la main du clandestin traqué sur une frontière. Enfumé le film de la mort qu’on distingue, incrédule, en morceaux indécents sous le soleil crasseux de contrées ravagées. Noyées les colères courbées qui se regroupent, qui se dispersent, se regroupent encore, s’éparpillent à nouveaux, d’êtres désabusés, trompés, dépossédés, harcelés, menacés, broyés, et qui sentent la poudre et ignorent ce que dit cette odeur infernale. Figée sans un cri sous son voile ta sœur humiliée, battue, assassinée. Et le soldat à peine plus grand que son fusil. Et les chiens qu’on laisse devenir tes frères dans des ghettos.
Evanouies les clameurs des espérances au goût de sel qui rongent le monstre répugnant en s’acharnant à le détruire plus vite qu’il ne reconstitue incessamment.
Le monstre répugnant. Cet hydre répandu dont tous les gras replis on envahi toutes les terres et tous les océans. Dont tous les gras replis prolongés en serpents flasques et glacés se propagent partout où des sangsues avides et grimées d’autorité le nourrissent en suçant son huile empoisonnée. Cet immondice enflé dans les foires boursières et même maquillé, par sa cour de bouches zélées, en bonace dispenseur de bienfaits mirifiques. Cette créature obscène aux mille langues avisées qui tantôt parlent le fiel en bavant du sucre, tantôt suintent du miel en crachant des sentences. Cette hideuse idole qu’un veau d’or ferait ricaner, attifée et clinquante de miroirs venimeux dans lesquels on peut voir les reflets déformés des canons qui s’emploient à maintenir son culte. Et son clergé facile, prosterné, docile. Ces petits maîtres des beaux marchés qui n’ont dés leur naissance qu’une âme domestique.
Décalqués ruisselants sur les murs qu’écarte l’heure pâle qui te viens enlever au violent cauchemar.
Fuite élogieuse, tout y est force de se taire. De ne plus rien dire, ni en creux ni en vague. De laisser se flétrir les pierres bavardes et les minces feuillages dernièrement lancés au dessus de l’arène. Si déjà tu en es là, c’est que les retours ont cessé, provisoirement, de te servir de drame.
Si tu sais que ton petit cosmos trouble veille enfin, sans houle et sans feu, rendu à l’instance qui t’évoque bien avant d’être venu.
Si rien ne te manque alors. Qu’à peine un peu d’acide témoigne des objets assoupis du cœur, éteints dans son vase silencieux, comme des preuves sacrées.
Si tu sens le sommeil tenir tes reins qui tanguent sur ta promenade, et le tuteur d’une ancre délaisser tout ton geste.
Si tu n’es plus qu’une eau avec un peu de souffle. Et plus même le son de tes semelles sur le pavé.
Si ce que tu vois n’est plus que le papier d’un décor travaillé où s’est dissout ton rôle.
Si tu n’as plus qu’à respirer. Sans heurt. Comme en reculant un pied devant l’autre.
Goûte.
Goûte en plein dans la page qui brûle, qui se déchire, au verso du rouleaux sans arrêt déclamé, funambule sur le fil du feuillet qui commande, goûte à part des débats aux pattes innombrables, dans l’estompage des images inconsolables, dans cette pâle heure ajoutée aux clapets des autres, goûte ta gracieuse évaporation.
Goûte.
Cette amicale absence.

dimanche 18 octobre 2009

Hordelou -1

Voilà, tu sais qu’il est là maintenant. Muet, presque sans gestes, presque sans corps, avec ses yeux transparents et sa mâchoire osseuse. Avec sa peau si fine, couleur de corrosion. Tu peux entendre le son qui provient de sa nuque s’il tourne la tête. Tu peux le voir. Tu le regardes. Tu voudras le fuir et tu rentreras chez toi. Tu tireras les rideaux. Tu t’étendras sur ton lit. Tu ne voudras plus te demander s’il s’en ira à force que tu restes ainsi couché dans l’obscurité. A ne savoir quoi faire. S’il finira pas s’en aller. Ou s’il resterait, sous les pluies qui vont certainement se succéder maintenant. S’il resterait encore après le retour des affres du soleil brûlant de ses dernières semaines. A se dessécher. A tomber en poussière, à glisser sous le vent et à se dissoudre, de l’autre côté du canal, le regard vide, tant qu’il persistera, rivé à tes fenêtres. Sans jamais avoir eu la moindre intention de te retrouver, de t’ignorer comme tu l’as fait, ni de te perdre.
Tu croises depuis des années la puissante gorgone gazeuse qui lui nuira. Tu vas en rencontrer le fils exilé dans son taudis et le groupe de celles et ceux qui s’assemblent sous les tilleuls puis qui se séparent avant le soir pour regagner leur domicile. Eux le protégeront. Il faut seulement que tu laisses faire.
Tu es peut-être déjà prêt à ne pas renoncer. Peut-être déjà suffisamment débarrassé. Suffisamment désert. Suffisamment réduit à la ténuité et à l’étirement du son de l’archet sur le violoncelle qu’accompagne le ressac indifférent, qui s’est peu à peu habitué à ta mémoire nue. Ce n’est plus de la peur que tu ressens. Tu t’es faufilé en dessous et bien sûr tu ignores ce qui s’y cache. Tu n’éprouve plus le froid. Juste la froideur d’un fil sans sa gaine défensive.
Lorsque tu te rendras à nouveau dans cet autre appartement, celui de la personne qui t’aide, parfois, tu observeras de nouveau, de l’autre coté de la cour cette femme, belle, en noir, qui se déplace chez elle avec une lenteur folle et gracieuse et au sujet de laquelle on t’a raconté des histoires qui t’ont souvent fait penser à l’être de rien qui ne naît jamais mais de qui chaque expérience d’y échouer se prolonge des quelques mots de la phrase que tu n’a, toi-même, pas cessé de murmurer depuis le début.
Cette phrase que tu vis, formée dans des foisonnements qui en transformaient le cours en entrelacs inaudibles, puis que tu as, à ton insu, laissée s’étendre devant toi et te dépasser, vers l’insidieux isolement, se déchargeant de ses échafaudages, de ses cordages, puis de tes repos malades, de tes pendules promenades.
Tout est là. Et tu ne pourras plus dormir assez pour oublier qu’il est revenu. Pas oiseau, non. Ni prince. Pas lézard aux écailles mordorées. Ni sage au front d’ombre. Ni danseuse Africaine ou chanteuse Irlandaise. Ni centaure au poitrail d’airain. Pas davantage voyageur. Rien de ce que tu as pu imaginer mais rien non plus que tu n’aies su. Et véritablement espéré. Brouillon mille fois effacé. Epreuve mille fois reportée. Sonate blanche mille fois écoutée. Retour autant esquissé. Témoignage refusé.
Mais tu ne dors pas. Et finalement, si tu es rentré chez toi, tu n’as pas tiré les rideaux. De ses yeux sans vie il t’a encore plus reconnu que toi tu n’as deviné qui il est. Tu as parlé il y a quelques années d’un monde de réfugiés. Tu ne le l’abandonneras pas aux pluies, au vent, au soleil incandescent. Tu vas te souvenir du rêve qu’il faut. De l’enfant-corbeau. Plié dans une boite. Sous la tombée des feuilles. Du fleuve déployé. De tes pas dans la pente. Pour parvenir à la rive. Du petit corps presque éteint que tu serres contre toi. Et que tu as relâché dans l’eau froide et claire. Dans le courant calme et indifférent.
Tu t’allonges. Tu fixes le plafond. Tu te relèves. Tu te mets à ta fenêtre. Tu l’observes. Il ne bouge pas. Recroquevillé sur lui-même. Il se confond avec la couleur de la pierre contre laquelle il se blottit. Tu crois détacher des images.
Ce sont celles des réfugiés, oui. C’est toi. Ces images ne se détachent pas. Elles se superposent. Elles se décalquent les une sur les autres. Elles se fondent, se dissolvent, se reforment, se reconstituent, et à nouveau se flouent, se morcellent. C’est le énième peuple. Le peuple d’entre les peuples. C’est ton appartenance et ta déprise. Leurs semelles aux racines de sève qui perle sur des diagonales. Tu nies ton joug de nomade castré. Ils fuient. Ils fuient éperdument. Ils meurent. Tu perds le fil. Tu évites au mieux la vaine honte de ne pas te reconnaître. Tu ferais ton métier. Comme ceux qui photographiaient les migrants d’Ellis Island.
En toi bruit dans une progressive limpide harmonie le long message reçu tous ces derniers mois. Long message entrecoupé de tes questions restées pur oxygène pour te maintenir.
Tu vas retourner auprès de lui. Tu vas écouter ses serrures. Tu vas caresser sa porte. Tu vas finir par t’y abriter. Le plus sourd, le plus difficile soupçon que tu as sur toi se laissera cueillir comme un abîme s’élargit et offre enfin sa vraie respiration au souffle de la distance.
Le germe de l’inquiétude que tu gardes de partir, de repartir, ce germe que tu pinces mais que tu n’as pas éradiqué, pourrira naturellement.
Tu conserveras cette curiosité en revoyant quelquefois cette signature au bas du long message.
Ce sera sans interrogation : Téoxx n’a pas à avoir eu raison ou tort. Il n’a qu’à avoir été Téoxx. C’est tout.

dimanche 11 octobre 2009

Clairfoutument

Je viens de faire les comptes : j’ai répertorié 875653 messages de courroux, et accessoirement de coucous, dénonçant en substance l’abandon dans lequel il semblerait que j’ai laissé l’élaboration de mon génial Dictionnaire Analphabétique*, qui plus est au profit de répansions* multiples sur des états d’âmes chronico-protéiformes et les probables conséquences d’inhalation répétées de fumées plus ou moins licites qui doivent sûrement les inspirer sinon à quoi ça servirait de se ruiner en poudre de perlimpimpin, sauf à errer, à esser, à etter, et à etcaetérater même quand ça pourrait réussir, en dépit des aléas de toute tentative de comprendre voire de ne pas comprendre comme si on comprenait malgré tout parce qu’en fin de compte, comme je le disais au début de cette phrase acrobatique, c’est le chiffre qui compte et que 875653 messages, c’est pas rien nonobstant que ce ne soit pas tout non plus.
Bref, et je mesure la malhonnêteté de cette locution légitimement soupçonnable d’abus caractérisé, je ne vais pas me faire prier davantage pour me livrer pieds et poings liés, ce qui va requérir une gymnastique dont hélas il vous faudra faire votre deuil de tout enregistrement filmé, pas me faire prier, donc, pour publier séant un article que nous ajouterons à la liste des vocables plus ou moins utiles, ou plus ou moins crétins, dont j’ai la prétention de faire l’offrande au monde qui ne s’y attend pas, en quoi il n’est pas exclu qu’il ait tort. Mais restons modeste.

Clairfoutument : adv. Du latin classique « clarus » ce qui a l’avantage d’être clair et du latin copulatoire « futuere » qui signifie avoir des rapports avec une femme. Stop ! Je vous voir venir avec vos espadrilles à crampons et vos sabots à bandes fluorescentes : non, clairfoutument ne veux pas dire que ce soit simple d’avoir des rapports avec une femme. Sinon ça se saurait. Je ne veux pas dire non plus que ce ne soit pas simple, je veux seulement dire que la question n’est pas là.
En fait pour saisir le sens profond de clairfoutument il faut au préalable, et au champs qui suit, décliner quelques peu les racines dont nous sommes partis. Autrement dit décliner « clarus » et « futuere ».
« Clarus », en clair, donc, clair, ne pose pas énormément de difficultés. Outre ce qui est transparent, limpide, éclatant, plutôt pimpant lorsqu’il s’agit d’une couleur, évident lorsqu’il s’agit d’une explication sur l’origine de l’étant dans la métaphysique des batraciens par l’éminent professeur de philosophie Aldegrombard Lassassenadivitch, ou encore semé avec parcimonie quant il reste de la place entre les grains, lucide si on est voyant et brillant lorsqu’on y aura tirer telle ou telle affaire, ce charmant vocable évoque également moult images plaisantes parmi lesquelles nous retiendrons notamment le clair de Lune cher aux amoureux et le clair de notaire cher aux héritiers.
Pour ce qui est de « futuere », littéralement « foutre » dans un langage agrémenté d’un lest de piment, le sujet est plus complexe du fait d’une propension galopante, si j’ose dire, qu’ont nos semblables, et ce n’est pas vous qui direz le contraire, propension donc à foutre, à envoyer foutre, à envoyer se faire foutre, et plus encore à s’en foutre. Je passe, afin de ne pas ajouter à la confusion sur le substantif qui en découle, (je vous en prie…), et qui désigne le substrat liquoreux dans le lequel se trouve la petite graine qui sous cette bénigne appellation a sauvé tant de parents lors qu’il leur fallait expliquer à leur progéniture désabusée que non, les enfants ne sont pas largués du haut du ciel par des cigognes plus ou moins myopes ou plus ou moins habiles. Ceci dit de ce foutre est né un grand foisonnement, pour ne pas dire un grand foutoir d’expressions à géométries diverses où les propositions de fornications jouxtent paradoxalement des invitations à aller le faire ailleurs, et parfois même avec quelqu’un d’autre, voire plusieurs autres, ce avec des intentions qu’on devine peu amènes au point qu’on se demande s’il n’est pas alors souhaité que des excès de transpiration ne couvrent les parfums de la sensualité. Enfin, bon : chacun ses goûts. Et puis si ça se trouve, quand quelqu’un envoie une autre personne se faire foutre, est-ce réellement ce qui se produit le plus souvent ? De même lorsqu’un tel ou un tel, quand ce n’est pas une telle, décide de s’en foutre cela a-t-il vraiment à voir avec quelque pratique onaniste dont je ne sais plus qui rappelait fort justement qu’après tout c’est bien le seul moyen de faire l’amour avec quelqu’un qu’on est à peu près sûr d’aimer ?
Mais je m’égare et pas qu’en double file.
De ce foutre on a extrait particulièrement un adjectif : foutu. Là encore nous allons pouvoir retapisser, enfin bon, recouvrir, bref, aborder quelques contradictions. A priori foutu signifie que d’une façon ou d’une autre on est allé se faire foutre. A moins qu’on ait fait ça, donc, tout seul. (C’est unisexe.) Il faut croire que c’est sensé abandonner le sujet dans un sale état puisque nous remarquons aussi qu’au bout de quelques dizaines ou centaines de milliers de kilomètres on dit souvent d’une voiture qu’elle est foutue. Je ne veux pas ici préjuger de la sexualité des automobiles mais dans la mesure où on ne trouve en général sous le capot que des chevaux et pas de juments on voudra bien agréer l’expression de ma perplexité. Et de ma curiosité accrue pour les étalons.
Mais je digresse alors qu’il n’y pas qu’en Grèce…
D’autant que foutu s’applique aussi à qualifier positivement certaines concrétions pluricellulaires de type humanoïde, (c’est unisexe), dont on a plaisir à remarquer que les proportions, longueur des jambes, fuseaux des cuisses, rondeurs fessières, hanches ondulantes, gorges opulentes ou thorax bombés, etcaetera, donnent moins souvent envie de les envoyer se faire foutre que de s’en occuper soi-même. On dit alors de l’impétrante, ou l’impétrant, qu’elle est ou qu’il est bien foutu. Ce qui n’est pourtant pas si sûr tant qu’on ne s’est pas encore exécuté !
Par extension, manière de parler évidemment, on attendra donc l’exécution pour constater que foutre avec un sujet déjà bien foutu, ça peut être foutument bon. Et dans un grand élan de cet enthousiasme qui nous étreint quelquefois nous pourrons désormais souligner l’évidence de l’émoi en assurant que c’était clairfoutument bon.
Nous y sommes.
Clairfoutument, adverbe invariable alors que souvent femme varie et les mecs c’est pas mieux, est donc un tout nouveau mot qui nous permettra désormais de mieux attester en de multiples circonstances de notre contentement, de notre satisfaction, de notre éblouissement.
Toutefois, comme tout n’est pas toujours miel et jasmin dans notre mal foutu monde, on omettra pas d’envisager l’usage de cet adverbe tout neuf dans des cas moins jouissifs que celui précédemment évoqué.

Par exemple :

L’accession à la tête d’un puissant organisme de gestion urbain et immobilier de l’aîné de la progéniture d’un Méprisant de la République grâce aux entremises dudit chef d’Etat en vue de favoriser l’accédant et divers réseaux d’intérêts privés qui leur sont liés sur des modes qui confinent à des comportements mafieux, c’est clairfoutument un scandale.

Comment Madame la Ministre de la Santé Privée, ou en voix de le devenir, va-t-elle gérer l’attitude clairfoutument anti-citoyenne de nos compatriotes qui s’acharnent à ne pas vouloir attraper la grippe A à grande échelle, risquant ainsi de ridiculiser tous les efforts gouvernementaux déployés depuis des semaines pour faire croire que cette épidémie, en passe de s’avérer imaginaire, devait faire quelques milliers de morts dans notre pays ?

Afficher dans la vitrine d’un discours, avec une constance presque disciplinaire, un slogan promouvant l’intention de faire de la politique autrement et n’avoir aucun stock de ce même produit dans son magasin ne revient-il pas à se moquer clairfoutument du monde ?

Voilà, j’espère que vous avez clairfoutument compris : sinon relisez.
Ca va bien finir par venir !

* Déjà entré dans mon beau dico. anal. (Si vous suiviez un peu !?!)